mercredi 19 janvier 2022

brindille

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 58‑59; → noce, p. 16‑17)

« Des mauvaises herbes, ça n’existe pas. Ce sont des jardiniers racistes qui ont inventé ça. » 
Catherine Leroux, Le mur mitoyen   

    Connaissez-vous WALL‑E, ce héros éponyme d’un film d’animation, ce petit robot qui travaille infatigablement à ramasser des déchets sur une planète Terre devenue un immense dépotoir, pendant que l’humanité (ce qui en reste (au sens propre et au figuré)) tourne en orbite ? Et un jour, WALL‑E découvre une plante, oh à peine plus qu’une brindille, mais quel émerveillement !

La route

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 38‑41; → Forficules et autres nouvelles, p. 11‑14)

    Imaginez un paysage hivernal. Une immensité blanche et glacée. Et dans cette immensité blanche et glacée, dans l’horizon qui se perd, imaginez une auto au loin qui roule, – approchons, rattrapons-la – une vieille auto grinçante, une vieille auto dans laquelle – entrons – dans laquelle ça sent la cigarette, cette bonne odeur associée à une idée de refuge à l’abri du froid – on est dans les années 70 et c’est comme ça dans les années 70 – oui, on enlève ses gants ou ses mitaines, on enlève sa tuque et on s’en allume une, et ça fait du bien, sauf que… à vrai dire cette auto n’est pas du tout un refuge, non… vous voulez savoir ? Pourtant, ça avait bien commencé entre elle et lui, ah les jours bénis des amours naissantes où coulent le miel et le lait, où l’on  se régale de pommes et de gâteaux aux raisins… Pardon, je m’égare… venons-en aux faits…

photographie de J. Petersson modifiée (source : Pexels)

    Donc qu’est-ce qui se passe dans cette auto où ça sent bon la cigarette et même un peu la bière ? – car pourquoi se priver quand on en est là ? – Hé bien il se passe que lui il continue, il continue à la tyranniser, encore, toujours. Et comment ? Il parle, tout simplement. Il ne lui montre même plus son poing comme autrefois, ni un tournevis, ni une pelle, car évidemment, pour asseoir le pouvoir de son verbe, il a… mais vous comprenez, donc pas besoin d’étaler des descriptions sordides de violence domestique – j’aurais pu utiliser le mot « conjugale » mais « domestique » est plus révélateur de l’éventail de ses violences… Ainsi elle, elle marche sur des œufs, depuis quoi ? dix ans ? quinze ans ? dans la peur évidemment, car elle ne fait plus que ça, avoir peur… elle ne se souviens que trop de tous les… Bon, c’est assez, arrêtons nous ici.

    La nouvelle originale se terminait par : « L’automobile repartit rageusement, s’éloigna, disparut. » Quoi ? il s’en tire à si bon compte ? auriez-vous dit. Alors des années plus tard, j’ai ajouté quelques paragraphes : « L’automobile avait dérapé » et cætera. Mieux valait le punir, peut-être, pour que les lecteurs et lectrices ne soient pas désappointés, qui sait, fâchés même. Eh oui, comme dans les films, ça fait du bien à la fin quand le méchant paye pour ses fautes et que la victime en ressort grandie.

mercredi 12 janvier 2022

« C’était un après-midi d’été. »

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 88; → « C'était un après-midi de printemps. » sur le web)

    Un jour d’été (ou de printemps selon le texte sur le web), en traversant un terrain vague en arrière dun centre dachat, j’ai découvert des œufs de pluvier kildir (cest évidemment parce que jai vu le parent oiseau que jai su que cétait des œufs de pluvier kildir).
    J’y suis retourné peu de temps après avec une de mes filles : elle voulait voir les œufs. Heureusement que j’avais pris des repères : à tant de pas d’un tronçon asphalté interrompu, etc. Donc je sais où regarder, mais je ne vois rien… c’est un peu comme « où est Charlie ? », on les a en pleine face et on ne les voit pas. Ma fille et moi on continue à regarder, à chercher, à scruter le sol, on regarde, on regarde… et subitement
oui ! ils apparaissent, les voilà ! trois petits œufs tachetés presque invisibles parmi les cailloux. Ma fille est contente, c’est peut-être la première fois qu’elle voit des œufs comme ça dans la nature, des œufs qui ne sont pas des œufs de poules achetés à l’épicerie, et moi-même je nen ai pas vus souvent.
    Eh oui donc, la vie peut manifester sa beauté un peu partout. Autre cas, au printemps 2021 des bruants familiers on fait leur nid sous mes fenêtres. On peut les voir et les entendre dans la vidéo ci-dessous.

     Et voici un des oisillons, une fois quil a quitté le nid, perché dans un lilas.

Bruant familier  –  juvénile

qu’est-c’ ça m’fout

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 12‑17; → cinq poèmes à dire, p. 12‑13, 21‑23)

      «     —  Oh, yeah ? What do I want ?
—  You don't know what you want ? Sure you do, Bob. You know what you want.
—  Tell me. Tell me what I want.
—  To see the sky – and the ocean – to be topside – breathe the air – to be with her… Isn't that right ? Isn't that what you want ?
—  More… than… anything.     »
David Peoples et Janet Peoples, Twelve Monkeys

    Parfois certains événements nous rappellent la brièveté de la vie et le temps qui passe, évoqués par tout un florilège de dictons (souvent en latin pour paraître inébranlables) et de poèmes, du genre TEMPVS FVGIT¹, ou VVLNERANT OMNES VLTIMA NECAT², du genre « Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, / Suspendez votre cours : / Laissez-nous savourer les rapides délices / Des plus beaux de nos jours ! »³, alors on se dit, on se répète CARPE DIEM⁴… CARPE DIEMCARPE DIEM


    Et puis un soir d’hiver, quand là-bas de l’autre côté du fleuve glacé, les innombrables lumières de la ville brillent comme du satin, resplendissantes d’un visage caché en leur sein… toi, à la fenêtre de ton salon, dans l
obscurité, tu sirotes un p’tit whisky, et la musique va et vient comme une vague, et les souvenirs remontent, et tu te reverses un verre, et tu te dis que ce serait trop… que non tu ne vas pas prendre un taxi et débarquer là à minuit et demi comme un anachronisme… alors tu saisis un stylo, du papier, et tu griffonnes, tu griffonnes tout ça, tout ce que tu lui dirais, tu griffonnes pour que renaisse un peu de sa présence… tandis que le reste, le ciel bleu, le champagne, l’opéra, l’art et la poésie, la droiture, oui ce qui est beau, ce qui est bon, ce qui est convenable, qu’est‑c’ ça peut t’foutre !?… tu veux juste être avec, pour toucher la douceur de sa joue, pour sentir à nouveau le parfum de sa peau.

1  –  le temps fuit
2  –  elles blessent toutes, la dernière tue (en parlant des heures)
3  –  Alphonse de Lamartine, Le lac
4  –  saisis le jour

mercredi 5 janvier 2022

Forficules

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 34‑35; → Forficules et autres nouvelles, p. 7‑8; → Chantage aux forficules sur le web)

Vue de Québec par André Garant
© Succession André Garant
    Dans les années 80, le Québec a fait connaissance avec les perce-oreilles (aussi nommés forficules). Ils devaient bien se trouver là auparavant mais c
est à cette époque que leur présence en s’accentuant est devenue pour beaucoup un véritable problème (et pour certains une menace, une source d’anxiété, un enjeu de santé publique, un risque économique, un fléau, bref la onzième plaie d’Égypte). On entendait dire que les perce-oreilles étaient arrivés par bateau dans le port de Québec (comme la peste dans le port de Marseille en 1720).

    Dans notre voisinage, deux vieilles dames, des sœurs célibataires qui redoutaient plus que tout ces choses grouillantes qui pouvaient pénétrer chez elles, leur livraient une guerre acharnée qui consistait à écraser les envahisseurs dans tous les racoins autours de la maison, les buissons, les tours de portes, les tours de fenêtres, les moindres craques du solage, et bien sûr, à envoyer une généreuse giclée de savon à vaisselle préventif sur le seuil de la porte de la cave. Si vous les aviez entendues ! elles en parlaient avec une ardeur révulsée, et argument massue pour justifier l’hécatombe : « Pis en plus, c’est tellement lait’ ! »

    Pourtant chez nous, avec les enfants qui jouaient dehors : ça entre, ça sort, la porte toujours ouverte et… jamais vu un perce-oreille à l’intérieur.

    Alors un bon jour, assis devant ma machine à écrire, j’ai commencé à taper cette histoire. Dans mon élan créateur, je devenais ce narrateur (entrant dans la peau du personnage comme un acteur au théâtre je suppose), cet éleveur de perce-oreilles vraisemblablement dérangé et plus ou moins affabulateur. Je parlais des forficules avec – comment dire ? – avec tendresse. Et comme écrivain, je m’offrais du bon temps avec cette histoire amusante et loufoque.

    La nouvelle a été publiée d’abord en 1991 dans la revue XYZ sous le titre Chantage aux forficules. Grand événement pour moi, une première publication. Le montant d’argent obtenu a été tout juste suffisant pour se payer un peu de bouffe pour un pique-nique dans le parc du quartier, ma blonde, nos enfants et moi. 

    Quelques années plus tard en relisant ce texte, j’ai pris conscience avec étonnement qu’à travers ce récit franchement dingue avait percé une valeur très importante, le respect de la vie sous toutes ses formes, quand le bienfaiteur anonyme écrit « les gens sont si méchants, ils ne respectent rien, même plus la vie » et lorsqu’il conclut : « Oublie-t-on que ce sont des créatures du bon Dieu, comme vous et moi ? »

P.‑S. – J’ai eu l’idée d’envoyer cette histoire sous forme de lettre au maire de ma ville. Mais je ne l’ai pas fait, de peur que la plaisanterie soit mal interprétée. Je ne voulais quand même pas être poursuivi pour tentative d’extorsion, menace à la sécurité publique, que dis-je, pour bioterrorisme !

vendredi 31 décembre 2021

tout’ tourn’

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 10‑11; → cinq poèmes à dire, p. 10‑11)

 « Νῦν χρῆ μεθύσθην »¹
Alcée de Mytilène   

    Le poème tout’ tourn’ est le premier texte de mon premier recueil, recueil le plus vendu à ce jour. Étant peut-être ainsi le plus lu, il mérite bien un article.

    La première version, écrite vers 1990, commençait par
      « Entrons ! entrons dans la gargote

         Nous fêterons jusqu’à demain […] »,

mais pour un poème genre chanson à boire, ça me semblait manquer de naturel. Ici au Québec, est-ce que j’inviterais quelqu’un à prendre un coup en lui disant « nous fêterons jusqu’à demain » ? Non. D’abord parce quand je parle j’utilise le pronom « on » plutôt que le pronom « nous », et puis parce que le futur simple, « fêterons »… en fait, vous savez bien, dans notre environnement oral québécois (peut-être ailleurs je ne sais pas), une phrase affirmative exprimant le futur est construite avec le présent du verbe « aller » suivi de l’infinitif du verbe à conjuguer (« on va fêter »), alors que la phrase négative utilise
pourtant sans problèmes le futur simple (« on fêt’ras pas »); puis finalement quand le futur simple est utilisé dans une phrase affirmative, ça ressemble plutôt à un ordre, à un impératif futur (« tu f’ras l’ménage de ta chambre »)… un peu bizarre.
    Donc le début du poème est devenu
      « entrons ! entrons don da’an gargote

         on va fêter là jusqu’à d’main […] ».

De meesterdronk (Le maître buveur)
(détail) par Adriaen Brouwer

    Pas facile de refléter la prononciation québécoise dans un texte écrit. Entre autres, les nombreuses contractions qui créent des diphtongues ou des syllabes longues posent problème : comment les transcrire ? Par exemple dans le premier vers, « da’an » est une contraction de « dans la ». Avoir seulement supprimé « la » me semblait inapproprié puisque le son réellement entendu est un peu étiré par rapport à « dans ». J’ai donc opté pour « da’an » qui me semble plus exact (le soulignement indique qu’il n’y a qu’une seule syllabe, mais plus longue). Autres difficultés, les nombreux cas d’élisions (parfois à l’intérieur des mots comme dans « d’main »), ou même les inversions, comme « ej » à la place de « je ». J’ai donc souvent délaissé la norme orthographique pour prioriser la réalité orale, si importante dans la poésie. 

    Autre caractéristique, tout’ tourn’ adopte la forme ballade (mais pas tout à fait dans la dernière strophe). La ballade est une forme fixe à quatre strophes, très utilisée il y a quelques siècles, notamment par Christine de Pisan et par François Villon. Chaque strophe se termine par un vers identique, c’est le refrain. La quatrième strophe, l’envoi, est plus courte et commence par une apostrophe. Ce type de poème présente trois rimes, agencées ainsi sur les quatre strophes :
        ABABBCBC  ABABBCBC  ABABBCBC  BCBC
².
    Les trois rimes utilisées dans tout’ tourn’ sont en « otte », en « in » et en « oule ». À remarquer que les mots en « otte » (ou « ote ») ont souvent ici une connotation triviale alors que ceux en « oule » évoque le mouvement ou le changement.

    Petite anecdote : pour le quatrième vers de la deuxième strophe, je me suis amusé à énumérer des noms de boissons d’une seule syllabe en faisant exprès pour que ce soit très difficile à prononcer,

      « bièr’ rhum gin cidr’ kirsch scotch schnaps vin »;

effectivement c’est difficile – allez-y, essayez ! et sans bafouiller…

    Or donc, ma quatrième strophe ne respecte pas tout à fait la forme ballade. C’est voulu. Au moment où le « rêve s’écroule », la forme s’écroule : le troisième vers de cette strophe n’a que quatre syllabes et sa rime est en « oule » (elle devrait être en « in »), et le mot « rien » du premier vers rime avec rien (le quatrième vers est manquant) (quoiqu’une rime interne en « in » au milieu du deuxième vers rétablit un certain équilibre).
 

    Ouf ! tout ça est peut-être bien intéressant mais… oublions cette mécanique interne, laissons nous entraîner, tournebouler par la poésie, comme par une musique qui vibre dans l’air affranchie de la partition, oui, allons…
      « entrons ! entrons don da’an gargote

         on va fêter là jusqu’à d’ma
in

         qu’on rie qu’on braille ou qu’on radote

         tant pis… pourvu q’nos verr’ soient pleins

         […] »

Herberg met dronken boeren (Paysans ivres à l’auberge) par Adriaen Brouwer

1  –  « c’est maintenant qu’il faut s’enivrer »
2  –  il y a différents types de ballades; il s’agit ici de la plus simple

dimanche 26 décembre 2021

cygne noir

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 82‑83)
« RARA AVIS IN TERRIS NIGROQVE SIMILLIMA CYCNO »¹
Juvénal, Satire VI   

    Le texte cygne noir ? Une bribe de récit venu on ne sait d’où, allant on ne sait où, un lambeau de logorrhée frénétique fonçant à bride abattue à travers les méandres de la pensée; et pas de virgules, pas de points, non merci ! juste des mots garrochés au fil de l’imprévu, de l’improbable. Bon mais quand même ! ça fait un peu brouillon, un peu non finito².
    Et de quoi ça parle au juste ? C’est qui lui ? et elle ? Où ça se passe ? quelle fontaine ? du rôti de porc aux canneberges ? quelqu’un a déjà cuisiné ça ? quelle haie de cèdre ? (Je n’en sais rien moi-même.) Puis voilà des noms de mathématiciens, de mathématiciennes qui déferlent, et… et brusquement, ça s’arrête – pouf ! – sur « cygne noir ». Voilà, c’est terminé, la bourrasque est passée. C’est tout.

un cygne noir en Australie (source : Wikipédia)

    Ah au fait, un cygne noir c’est quoi ? En 1697, sur la côte ouest de l’Australie, des explorateurs néerlandais aperçurent avec étonnement des cygnes noirs. Or pour les Européens depuis bien avant qu’ils se nomment Européens, depuis Juvénal et vraisemblablement avant, pour les Européens donc, tous les cygnes étaient forcément blancs. Après cette… on ne dira pas découverte car les Aborigènes australiens avaient découvert l’Australie longtemps avant les Européens… après cette rencontre donc, le terme cygne noir en vint à désigner, dans le domaine des probabilités, un événement rare comportant trois caractéristiques principales :

    –    il est tellement improbable qu’il est perçu comme impossible;
    –    il a des conséquences démesurées;
    –    il est rétrospectivement considéré comme ayant dû être prévu.

    Cherchez des exemples, dans la grande ou la petite histoire, vous en trouverez.


1  –  « un oiseau rare sur terre comme un cygne noir »

2  –  l’expression non finito s’applique en général à des sculptures et parfois à des peintures ou dessins que l’artiste n’a pas terminés, par choix ou involontairement

jeudi 16 décembre 2021

présence

(→ dans la tempête qui nous porte, p. 60; → noce, p. 27)

    Sous le poème présence, que peut bien signifier la note de bas de page quelque peu énigmatique « avec des échos de Clair de lune de Paul Verlaine » ?

    Voici d’abord ce poème de Verlaine :
 
«                       Clair de lune

       Votre âme est un paysage choisi
       Que vont charmant masques et bergamasques
       Jouant du luth et dansant et quasi
       Tristes sous leurs déguisements fantasques.

       Tout en chantant sur le mode mineur
       Lamour vainqueur et la vie opportune
       Ils nont pas lair de croire à leur bonheur
       Et leur chanson se mêle au clair de lune,

       Au calme clair de lune triste et beau,
       Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
       Et sangloter dextase les jets deau,
       Les grands jets deau sveltes parmi les marbres.     »

    Or on peut remarquer que les huit vers de mon poème présence commencent par les mots des cinquième et sixième vers du poème de Verlaine :

«     Tout comme la cigale montre sa présence
       en chantant dans l’air bleu sa note de métal
       sur le mode […]
       mineur […]

       L’amour […]
       vainqueur […]
       et la vie […]
       opportune […]     »


   
Ce sont là les « échos» dont parle la note. 
    Mais pourquoi imbriquer les mots de ces deux vers dans un poème ? Pour le plaisir de construire sur une base existante, un peu comme dans un acrostiche¹, mais ici à partir de mots plutôt que de lettres. Et pourquoi ces deux vers en particulier ? Hé ! chanter « Lamour vainqueur et la vie opportune », quelle passionnante perspective !


1  –  acrostiche : poème ou strophe où les initiales des vers forment un ou plusieurs mots

mercredi 15 décembre 2021

l'objectif de ce blogue

     Au cours des dernières années, j’ai eu le plaisir de publier des recueils de poèmes et de nouvelles. À ce jour, environ cent soixante exemplaires ont été vendus; j’en ai aussi donné quelques-uns à mes proches. C’est un chiffre bien modeste, je l’admets. Toutefois, pour élargir cette aventure littéraire, je souhaite présenter ici quelques articles sur certains de mes textes, par exemple en évoquant les circonstances entourant leur création, en décrivant leurs particularités, du point de vue du fond et de la forme, ou en répondant à d’éventuelles questions; des sujets connexes devraient aussi être abordés…

     Au début de plusieurs articles, des flèches (→) renvoient soit à des pages web soit à des recueils dont voici la liste :

          —  dans la tempête qui nous porte / poèmes nouvelles
          —  noce / poèmes
          —  Forficules et autres nouvelles
          —  cinq poèmes à dire