(pour « on r’cherche un primate » → dans la tempête qui nous porte, p. 76)
(pour cévé → dans la tempête qui nous porte, p. 56‑57; → noce, p. 22‑23)
(pour maudit’ job plat’ → dans la tempête qui nous porte, p. 18‑21; → cinq poèmes à dire, p. 14‑15, 24‑25)
La poésie ne mettant pas beaucoup de beurre sur son pain, le poète doit souvent se tourner vers un travail stable rémunéré pour se nourrir, se vêtir et se loger, lui et sa famille. Le voilà donc à éplucher les annonces d’offres d’emploi, à se créer un profil avantageux sur tel ou tel site, à envoyer des c. v., à téléphoner à de possibles employeurs… peut-être même sa motivation le jettera-t-elle dans les bras d’un club de recherche d’emploi… Et il y met du cœur, il s’investit, jusqu’au jour béni de son engagement, et au jour non moins béni de sa première paye… jusqu’à ce que… passons…
Sa créativité étant bien sûr à la merci des vents changeants de sa vie personnelle, il peut pondre à l’occasion un texte inspiré de ces expériences. Pourquoi pas ? Trois de mes textes tournent ainsi autour du thème du marché du travail. L’incipit et les titres sont plutôt clairs mais ajoutons quelques détails :
(pour cévé → dans la tempête qui nous porte, p. 56‑57; → noce, p. 22‑23)
(pour maudit’ job plat’ → dans la tempête qui nous porte, p. 18‑21; → cinq poèmes à dire, p. 14‑15, 24‑25)
« Parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense. »
Charles Baudelaire
| photographie de Antoni Shkraba modifiée (source : Pexels) |
Sa créativité étant bien sûr à la merci des vents changeants de sa vie personnelle, il peut pondre à l’occasion un texte inspiré de ces expériences. Pourquoi pas ? Trois de mes textes tournent ainsi autour du thème du marché du travail. L’incipit et les titres sont plutôt clairs mais ajoutons quelques détails :
« on r’cherche un primate » évoque de façon parodique une petite annonce d’appel de candidatures et adopte à peu de chose près la forme du rondel¹.
cévé commence en parlant de recherche d’emploi et se poursuit comme une offre de services; ce texte adopte la forme d’une ballade à strophes carrées², sauf la dernière, et présente quatre rimes.
Avec maudit’ job plat’ on s’en doute, c’est le désenchantement, l’écœurite totale. Le poème est composé de cinq septains en octosyllabes. La structure des rimes est proche de celle des strophes royales³ (que je ne connaissais pas quand j’ai écrit le poème). À remarquer, les rimes de la première strophe reviennent dans la dernière – ainsi on boucle la boucle – et le refrain (les deux vers finaux de chaque strophe) est un peu modifié à la toute fin – on conclut. Pour plus de détails sur la structure strophique du poème maudit’ job plat’, cliquez ici.
Évidemment ceux qui ont en main mes recueils pourront consulter les textes mentionnés et saisir plus concrètement ces propos.
1 – un rondel, forme relativement ancienne, compte deux quatrains suivis d’un quintil et présente deux rimes; certains vers sont répétés
2 – strophes dont le nombre de vers par strophe est égal au nombre de syllabes par vers, ici des strophes de huit vers de huit syllabes (sauf la dernière strophe)
3 – une strophe royale est un septain, généralement de décasyllabes, dont les rimes ont la structure ABABBCC; quant à mon texte, il est composé de septains d’octosyllabes dont les rimes présentent une structure très proche ABABACC (strophes 2, 3 et 4) ou ABABABB (strophes 1 et 5)
2 – strophes dont le nombre de vers par strophe est égal au nombre de syllabes par vers, ici des strophes de huit vers de huit syllabes (sauf la dernière strophe)
3 – une strophe royale est un septain, généralement de décasyllabes, dont les rimes ont la structure ABABBCC; quant à mon texte, il est composé de septains d’octosyllabes dont les rimes présentent une structure très proche ABABACC (strophes 2, 3 et 4) ou ABABABB (strophes 1 et 5)
2 commentaires:
Le premier poème composé en talmi (https://fitalmi.blogspot.com/2026/08/frisesni.html) est un poème de six vers, chaque vers est octosyllabique et se termine par une assonance de trois voyelles (qui remplace la rime). Enfin, ces assonances alternent suivant la forme aabbcc. Je pense que je vais appeler cette forme de poème "gustavi", puisqu'elle met en scène une nommé Gustav. Ce sont les formes de poèmes que tu mentionnes qui me donnent cette idée.
Ceci étant dit, je me souviens d'avoir eu beaucoup de plaisir à lire tes poèmes sur le monde du travail. "Dans la tempête qui nous porte" est un bijou littéraire qui mérite lecture et relecture. Ce n'est pas une poésie intellectuelle mais une poésie du coeur et des trippes.
merci Sébastien
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